Vendredi soir
Début de mon week-end à la maternité. Une petite maternité, dite niveau I, avec 3-4 accouchements par jour, comme il en existe tant d'autres...
J'avais eu les transmissions en début d'après midi, et j'attendais patiemment le coup de fil de fin d'après midi pour me dire que tout allait bien.
20h00 : pas de nouvelles, bonne nouvelle, il n'a pas du se passer grand chose pendant l'apres midi, et le médecin ne va pas apeller
20h05 : Appel manqué sur le portable (pas classe...) et message, tu peux me rapeller?
20h06 : "Bon, j'ai une inhalation méco que je vais mettre en VNI, et une césar sur le feu, tu peux venir?"
Les dés sont jetés, et je me prépare à une soirée à la maternité...
Au final, après 2h-3h de tournage autour du pot, je me décide à apeller mon ami le SAMU pour transferer ma petite patiente qui reste oxygénodépendante sous sa VNI. Je n'ose pas essayer de lui enlever, parce que je n'aime pas jouer, que je ne suis pas à l'aise avec le matériel et qu'elle désature dès qu'on l'embête...
Mr SAMU arrive, et me regarde de haut...
Je lui reraconte les antécédents de la mère, la grossesse, ce qu'on a fait et pourquoi je l'ai apellé. Il me regarde encore de haut, enleve la canule de VNI, la pose sur la table et me regarde de cet air désagréable qui veut un peu dire, bon pfff encore une patiente qui n'a pas besoin de nous...
J'ose lui dire que je ne l'ai pas perfusé, ni mis d'antibiothérapie et là, nouveau regard...
Ben oui, je ne me suis pas dit qu'il y avait urgence à lancer la grosse artillerie, j'ai laissé sa chance à la petite, et je me suis dit que peut etre elle passerait le cap en quelques heures...
6 tentatives de perfusion plus tard : le constat est là, elle est oxygénodépendante sans VNI mais à 0,1L/min, et on se repose les indications de l'antibiothérapie (enfin plutôt ambiance externe interrogé par le PH qui passe toutes les 3 semaines...). Le transfert est enfin validé par Mr Samu.
00h30, transfert effectué. Oui, ca me fait mal au cœur de transférer un bébé pour un peu d'oxygène, mais clairement, on est dans les limites de ce qu'on peut faire en toute sécurité. Oui, j'aurais pu essayer de lui enlever sa VNI plus tôt mais difficile de savoir quand le faire et de le faire dans de bonnes conditions au vu du matériel disponible et de l'équipe présente. Oui, j'ai fait pleurer la maman en lui disant que sa petite n'allait pas bien et je n'ai pas pu la rassurer totalement. Mais pas besoin de me regarder de haut, sans explications!
Je rentre chez moi plein de questions et de doute, je me demande si je n'aurais pas du attendre encore un peu, si vraiment le transfert été nécessaire, quelle aurait été la prise en charge optimale...
Je rappelle le lendemain, la petite est toujours sous oxygène, n'a pas d'antibiotiques et mange bien.
Lundi 15h00 : retour de l'enfant auprès de sa mère dans notre service, examen clinique parfait.
Au final, plus de peur que de mal. Mais pourquoi, les SMURistes se sentent obligés de nous regarder de haut? Pourquoi est il difficile d'avoir une communication simple avec eux?
J'en ai reparlé à une des pédiatres qui m'a gentiment dit que de toute façon Mr Samu était du genre peu communicatif, mais que ca se passait bien avec elle vu qu'elle avait été son chef de clinique.
Faire ses preuves, encore et toujours...
mardi 2 août 2011
lundi 18 juillet 2011
De la fin de l'internat au début du clinicat
Ca y est, l'internat est terminé.
Comme toute spécialiste (enfin presque) qui se respecte, il est temps de penser sérieusement au clinicat pour poursuivre sa formation hospitalière.
Mode d'emploi :
1-Trouver un service où on se voit rester 2 ans.
Deux solutions :
-Y être passé, avoir apprécier et ne pas tenir compte de tout ce qui ne roule pas, et surtout être dans le bon timing de disponibilité. Ben oui le clinicat, c'est peu de poste pour beaucoup d'internes.
C'est aussi 2 types d'interne différents, ceux qui s'y prennent à l'avance et souvent demandent des postes dans plusieurs services pour se désister au dernier moment et ceux qui se disent qu'en fait 8 semestres c'est vite fait et que il ne reste plus trop de temps pour se décider...
J'appartiens à la deuxième catégorie qui a en plus un peu de chance.
- Choisir au pif/à la rumeur/ aux petites annonces. Et donc se préparer au meilleur comme au pire, avec cette appréhension : s'il reste un poste, c'est qu'il y a anguille sous roche. A contrario, j'ai l'impression que certains services subissent des effets de mode, avec des périodes de creux ou d'embouteillages sans raisons particulières.
A noter que dans la capitale, la mode est qu'il est devenu nécessaire d'avoir fait un Master 2 pour le poste de chef de clinique voire une thèse de science... Ben oui ca permet de faire patienter les foules...
2 - Passer sa thèse et son mémoire de spécialité dans le bon timing.
La thèse de médecine reste à mon avis une corvée et parait assez facile quand on écoute les autres thésards qui écrivent environ 5 à 10 fois plus de pages que nous...
En pratique, c'est trouver un directeur qui sera présent et encadrant, un sujet qui soit un minimum intéressant, et surtout, avoir accès aux dossiers, donc éviter les sujets avec des patients qui ne sont plus suivis depuis 10 ans, et avec des dossiers archivés de l'autre coté de la France, dont la sortie dépend du bon vouloir d'une secrétaire... C'est aussi prendre un sujet avec assez de patients mais pas trop selon le nombre de critères observés, tout est dans la juste mesure...
C'est aussi organiser son recueil de données entre vie du service/sortie de garde/disponibilités des dossiers et du directeur de thèse et essayer de ne pas avoir à se replonger dans les dossiers. Bref de grands moments de casse tête et de coup de stress!
La date de thèse, c'est réunir, 4 jurés qui vont être disponibles en même temps que la salle. La fac nous préviens que de mi septembre à fin octobre le planning est chargé. Normal vu que tout le monde ou presque finit son internat fin octobre et débute la suite début novembre. La faculté est fermée tout l'été (de mi juillet à fin aout dans ma fac), bon çà peux expliquer certains embouteillages...
Si en plus on a le mauvais gout d'être parisien, il faut faire attention aux conflits de fac et choisir le bon président de jury, différent du directeur de thèse, dans la fac où on va/veut passer sa soutenance qui peut être différente de notre fac d'origine soit double lieu où déposer de la paperasse.
Je reste assez étonnée de voir que pour le moment, le personnel de la fac s'est révélée disponible et vraiment aimable, malgré la quantité de réponses identiques qu'ils doivent donner par jour.
Pour le mémoire, c'est avoir assez de validation de cours et les retrouver dans tous les papiers accumulés depuis 4-5 ans; motiver tous les chefs de service à remplir la fameuse appréciation de stage, où ils écrivent qu'on est vraiment de bons internes trop gentils et efficaces; écrire le mémoire, si possible sous forme d'articles (ben voyons...), rendre et soutenir le tout dans le même timing que la thèse! Chic! Et le summum est d'avoir un projet de carrière (hospitalo-universitaire dans le meilleur des mondes?) et de pouvoir le présenter.
3 - Se préparer à voir ses plans changer à la dernière minute :
Poste qui se libère plus tard ou plus tôt que prévu, durée du clinicat raccourcie au final, date de thèse qui coince au final... Je pense qu'il y a plein d'autres soucis dont je ne me rends pas encore compte et qui viendront au fur et à mesure de ce blog!
A bientôt pour de nouvelles aventures!
Comme toute spécialiste (enfin presque) qui se respecte, il est temps de penser sérieusement au clinicat pour poursuivre sa formation hospitalière.
Mode d'emploi :
1-Trouver un service où on se voit rester 2 ans.
Deux solutions :
-Y être passé, avoir apprécier et ne pas tenir compte de tout ce qui ne roule pas, et surtout être dans le bon timing de disponibilité. Ben oui le clinicat, c'est peu de poste pour beaucoup d'internes.
C'est aussi 2 types d'interne différents, ceux qui s'y prennent à l'avance et souvent demandent des postes dans plusieurs services pour se désister au dernier moment et ceux qui se disent qu'en fait 8 semestres c'est vite fait et que il ne reste plus trop de temps pour se décider...
J'appartiens à la deuxième catégorie qui a en plus un peu de chance.
- Choisir au pif/à la rumeur/ aux petites annonces. Et donc se préparer au meilleur comme au pire, avec cette appréhension : s'il reste un poste, c'est qu'il y a anguille sous roche. A contrario, j'ai l'impression que certains services subissent des effets de mode, avec des périodes de creux ou d'embouteillages sans raisons particulières.
A noter que dans la capitale, la mode est qu'il est devenu nécessaire d'avoir fait un Master 2 pour le poste de chef de clinique voire une thèse de science... Ben oui ca permet de faire patienter les foules...
2 - Passer sa thèse et son mémoire de spécialité dans le bon timing.
La thèse de médecine reste à mon avis une corvée et parait assez facile quand on écoute les autres thésards qui écrivent environ 5 à 10 fois plus de pages que nous...
En pratique, c'est trouver un directeur qui sera présent et encadrant, un sujet qui soit un minimum intéressant, et surtout, avoir accès aux dossiers, donc éviter les sujets avec des patients qui ne sont plus suivis depuis 10 ans, et avec des dossiers archivés de l'autre coté de la France, dont la sortie dépend du bon vouloir d'une secrétaire... C'est aussi prendre un sujet avec assez de patients mais pas trop selon le nombre de critères observés, tout est dans la juste mesure...
C'est aussi organiser son recueil de données entre vie du service/sortie de garde/disponibilités des dossiers et du directeur de thèse et essayer de ne pas avoir à se replonger dans les dossiers. Bref de grands moments de casse tête et de coup de stress!
La date de thèse, c'est réunir, 4 jurés qui vont être disponibles en même temps que la salle. La fac nous préviens que de mi septembre à fin octobre le planning est chargé. Normal vu que tout le monde ou presque finit son internat fin octobre et débute la suite début novembre. La faculté est fermée tout l'été (de mi juillet à fin aout dans ma fac), bon çà peux expliquer certains embouteillages...
Si en plus on a le mauvais gout d'être parisien, il faut faire attention aux conflits de fac et choisir le bon président de jury, différent du directeur de thèse, dans la fac où on va/veut passer sa soutenance qui peut être différente de notre fac d'origine soit double lieu où déposer de la paperasse.
Je reste assez étonnée de voir que pour le moment, le personnel de la fac s'est révélée disponible et vraiment aimable, malgré la quantité de réponses identiques qu'ils doivent donner par jour.
Pour le mémoire, c'est avoir assez de validation de cours et les retrouver dans tous les papiers accumulés depuis 4-5 ans; motiver tous les chefs de service à remplir la fameuse appréciation de stage, où ils écrivent qu'on est vraiment de bons internes trop gentils et efficaces; écrire le mémoire, si possible sous forme d'articles (ben voyons...), rendre et soutenir le tout dans le même timing que la thèse! Chic! Et le summum est d'avoir un projet de carrière (hospitalo-universitaire dans le meilleur des mondes?) et de pouvoir le présenter.
3 - Se préparer à voir ses plans changer à la dernière minute :
Poste qui se libère plus tard ou plus tôt que prévu, durée du clinicat raccourcie au final, date de thèse qui coince au final... Je pense qu'il y a plein d'autres soucis dont je ne me rends pas encore compte et qui viendront au fur et à mesure de ce blog!
A bientôt pour de nouvelles aventures!
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